Les deux solitudes montréalaises
S’il y a un sujet qui reste d’actualité malgré les années qui passent, c’est bien le débat linguistique qui existe au Québec. Comment se porte la langue française et de quelle manière évoluera-t-elle dans les prochaines années? Voilà un thème qui déclenche maintes passions et interrogations. Ces jours-ci, la remontée du parti québécois dans les sondages, les cours d’anglais subventionnés par l’état pour les immigrants au Québec et la déception de certains blogueurs canadiens qui auraient souhaité une coupe au niveau du bilinguisme dans le dernier budget fédéral renflamment la question de l’identité francophone.
La revue L’actualité participe d’ailleurs au débat dans son dernier numéro intitulé Ici, on parle English. Quel avenir pour le français à Montréal? Jean-François Lisée y signe un article étoffé de chiffres sur l’opinion qu’ont les anglophones montréalais de la langue française. Et même si le nombre de personne bilingues a augmenté dans les dernières décennies, les réalités décriées par la revue ne sont pas très encourageantes. Ainsi, l’attachement des jeunes anglophones à la langue française est au plus bas. Chez les 18 – 34 ans, une très grande majorité affirme être en paix avec l’idée que Montréal devienne une ville anglophone et prétend que le français n’est pas un élément important pour l’originalité et l’âme de la ville, rapporte le magasine. De plus, pour 74% d’entre eux, « les grandes entreprises montréalaises devraient avoir le droit d’embaucher des unilingues anglophones comme cadres supérieurs, même si cela signifie que les salariés francophones devront travailler en anglais. » Cependant, chez leurs aînés, qui ont vécus la réforme de la loi 101, le son de cloche est différent. Effectivement, si le taux de bilinguisme est moins élevé chez les plus de 55 ans, ils se montrent plus sensibilisés au fait français montréalais. Malgré tout, 61% des anglophones affirme pouvoir vivre uniquement en anglais au Québec – une déclaration à faire frémir l’Office national de la langue française. Dans le même numéro de L’actualité, l’anglo-montréalais Jack Jedwab nuance en disant qu’il n’est pas juste d’affirmer que les anglophones ne s’intéressent pas au français, pour lui, le problème est plus large : « Il est difficile de demander aux anglophones de se solidariser avec la majorité dans un conflit linguistiques où ils sont perçus comme le problème.»
Le concept des deux solitudes est souvent utilisé pour désigner le Québec et le reste du Canada, mais on oublie pourtant parfois que la métropole québécoise est elle aussi drastiquement divisée entre l’est et l’ouest. Si les deux cultures séparées par la langue s’y côtoient depuis plus d’un siècle, elles ne se sont toujours pas totalement apprivoisées. Alors comment y arriver? Global Montreal propose une première piste de solution dans son article Can culture help bridge linguistic divide in Quebec? Catherine Solyom y avance qu’une partie du problème peut être réglée avec des films bilingues comme Bon Cop, Bad Cop et des groupes de musique fièrement montréalais comme Arcade Fire qui, même s’ils chantent en anglais, remercient leurs fans en français. Que la culture aide à réduire les différences? Il est vrai que dans une ville créative comme Montréal ce serait intéressant…
Et pour nous qui sommes en recherche marketing, quelles sont les répercutions? Le recrutement bien sur! En effet, quand vient le temps de former un groupe de discussion à Montréal, les critères de sélections doivent être bien précis. Il est important de préciser ce que recherche le client entre autre par rapport à l’ethnicité, la langue, les croyances religieuses, le lieu de résidence, etc. et ce sont ces éléments qui font de Montréal une grande mosaïque culturelle.
Huntingdon : de retour sous les projecteurs
En janvier 2012, le maire d’Huntingdon en Montérégie, Stéphane Gendron, a décidé de s’adresser à ses citoyens de façon bilingue à travers les communications officielles de la ville – il faut dire que la municipalité compte près de 40% d’anglophone. Après avoir eu vent de la situation grâce à une plainte officielle, l’Office québécois de la langue française ne s’est toutefois pas privé pour lui rappeler qu’il contrevenait à la loi 101 avec une telle politique et qu’il exposait sa municipalité à une amende de 40 000 dollars.
Oui mais voilà, alors que le maire aurait simplement pu informer ses citoyens anglophones qu’il est possible de recevoir de la documentation dans la langue de Shakespeare en adressant une demande à la ville, il a plutôt décidé de répliquer vivement et de ne pas se plier aux demandes de l’OQLF. Selon le maire, aussi animateur à la radio et à la télévision, l’obligation de s’adresser en français est « une politique raciste et discriminatoire » qui « viole les droits fondamentaux des gens. » Il revendique notamment le droit pour les villes de choisir la langue dans laquelle elles souhaitent s’adresser aux citoyens et il a spécifié que rien ne lui ferait changer d’idée : « C’est clair, net et précis, peu importe qu’il y ait des condamnations, des amandes, des menaces, des injonctions, on va toujours continuer de servir notre population en anglais. » Cependant, le maire Gendron a apparemment changé sa stratégie dans les derniers jours et non seulement il ne sert plus la population en anglais, mais ne le fait pas plus en français. Pour poursuivre son combat envers l’OQLF, la ville a cessé toute forme de communication officielle et pratique le mutisme total. Une action qui, selon Stéphane Gendron, servira à « pousser le ridicule de l’Office de la langue française à l’extrême. »
La décision controversée prise par le maire Gendron de même que ses critiques envers la langue officielle du Québec ont ainsi replongé la loi 101 au cœur des débats. En effet, si tous les partis politiques provinciaux, de même que l’opinion publique, ont ardemment défendus l’application de cette loi et se sont déclaré en faveur de son application, il n’en demeure pas moins que certains intervenants n’ont pas trouvé l’idée mauvaise. Une chose est toutefois certaine, tous condamnent la virulence des propos du maire ainsi que sa façon de réagir et de maintenir sa décision. Comme l’ont précisé certains éditorialistes de la Gazette, si le maire Gendron tient vraiment à protester la loi 101, il y a des mesures à suivre, notamment celle d’aller en cour ou de faire une pétition. Toutefois, au vu des réactions déclenchées dans les médias, il faut dire que les chances de victoire sont plutôt minces. En effet, les débats enflammés auxquels se sont prêtés de nombreux québécois prouvent que la langue française est toujours au cœur de notre identité et de notre culture.
Les québécois et la St-Valentin.
En ce jour de la St-Valentin, de nombreux Valentins offriront du chocolat en cadeau! Ce qui est intéressant avec le chocolat, c’est que les canadiens ne le mangent pas tous de la même façon…
En effet, certains professionnels en marketing ont constaté que les ventes étaient très différentes d’un endroit à l’autre du pays. En effet, ils ont découvert que les québécois ne veulent pas faire de compromis au niveau du goût et qu’ils sont plus modérés et aptes à se contrôler devant une grande barre de chocolat. Ils préfèrent donc acheter du chocolat de bonne qualité et de n’en prendre que quelques morceaux à la fois.
Ce comportement est très différent chez, par exemple, les torontois qui mangent tout simplement la barre entière et qui souhaitent donc avoir des portions contrôlées pour les aider à gérer leurs calories ingérés.
Donc si vous pensez vendre du chocolat au québécois, assurez-vous qu’il soit bon et de qualité. Et ce n’est un secret pour personne… plus la barre de chocolat est grande et bonne, mieux c’est!
Joyeuse St-Valentin!!
7 conseils pour établir des partenariats réussis en recherche marketing
Quels sont les essentiels à savoir quand vous engagez un autre animateur pour une recherche parce que vous ne parlez pas anglais, espagnol, mandarin… ou quand un animateur italien a besoin de vous? Julie Sylvestre nous livre ses conseils :
Comprendre tous les objectifs
C’est important de respecter les objectifs généraux de la recherche du client, mais c’est aussi primordial de comprendre les objectifs de votre partenaire de recherche. Soyez certains que tous les objectifs sont clairs dès le départ et qu’ils le restent au cours du projet. L’animateur sous-contractant doit aussi savoir qu’il peut compter sur son partenaire pour l’aider avec les objectifs de la recherche.
Respecter les méthodologies (Animateur sous-contractant, prenez note!)
Si vous organisez des groupes dans plusieurs marchés, vous devez utiliser la même méthodologie dans tous les marchés. Ne faites pas l’erreur de penser qu’un marché différent nécessite une méthodologie différente. Même si vous avez certaines méthodes favorites, en tant que animateur sous-contractant, vous devez mettre vos préférences de côté.
Partager les résultats avant les groupes
Alors qu’en théorie il est préférable de ne pas biaiser votre partenaire avec les résultats des autres marchés, partager des résultats passés peut s’avérer productif, malgré les possibles biais qui peuvent être occasionnés. Si les résultats sont différents dans une autre langue ou culture, l’animateur sous-contractant saura les points à questionner pour comprendre pourquoi. Par exemple, si un concept provoque de très bonnes réactions dans le Canada anglais, mais ne marche pas aussi bien au Québec, l’animateur devra le savoir pour être en mesure de questionner plus profondément afin de comprendre pourquoi. Cela peut permettre de mettre en lumière un problème de stratégie ou de traduction.
S’assurer que tout le matériel est traduit
Ça paraît évident, isn’t it? C’est pourtant une situation très commune que de recevoir des concepts, des slogans, des énoncés ou des produits qui ont besoin d’être traduit. Nous savons tous que la matériel de recherche est crée en extremis et c’est l’une des raisons pour lesquels vous ne devriez pas faire les groupes en langue étrangère en premier. Les traducteurs ont besoin de temps, pas seulement pour traduire les mots, mais aussi et surtout pour la signification.
Il est important de mentionner que même si plusieurs animateurs sont parfaitement bilingues, ils ne sont pas nécessairement de bons traducteurs et ne sont pas non plus toujours rapides pour adapter une idée. Vous n’attendez pas d’un animateur qu’il écrive une publicité, alors ne leur demandez par d’en traduire une. Il y a des agences qui se spécialisent dans l’adaptation des publicités pour de nouveaux marchés. C’est aussi toujours une bonne idée d’utiliser des traducteurs du coin.
Assurez-vous d’envoyer le matériel traduit à l’animateur sous-contractant aussi rapidement que possible. Il est possible qu’il n’existe pas pour certains concepts de traduction littéraire et vous ne voudriez pas que les observateurs soient surpris en regardant les groupes.
Traduction simultanée
« Un animateur est aussi bon que ne l’est son/sa traducteur/traductrice ». Épeurant, mais vrai. Assurez-vous de prêter autant (ou plus!) d’attention à votre traducteur qu’à la nourriture. Les interprètes doivent recevoir une copie du matériel en avance pour qu’ils puissent se préparer – ils doivent savoir quel type de recherche vous faites (groupes, triades, dyades), le type de répondants (adolescents, docteurs, mères) pour les aider à s’adapter.
Un bon interprète ne va pas seulement traduire en temps réel, mais aussi imiter les voix et les intonations : un simple oui peut avoir de très différentes significations…
Si vous connaissez un bon traducteur, réservez-le tôt, il sera très occupé.
Une dernière chose – aussi bon soit-il, un interprète devra parler pour deux, quatre, six ou même huit heures et ne pourra traduire qu’un commentaire à la fois.
Animer
Comme animateur principal, vous entendrez souvent des réactions spontanées par rapport aux groupes (et à votre animateur sous-contractant) lorsque vous serez avec vos clients. Voici quelques conseils qui peuvent vous aider si vous êtes l’animateur sous-contractant :
- Demandez aux personnes de parler une à la fois pour que le traducteur puisse facilement faire son travail!
- Utilisez au maximum votre tableau. Les observateurs pourront lire ce que le traducteur ne dit pas.
- Faites résumer les participants si vous n’êtes pas certains que le traducteur a pu bien traduire du premier coup.
Faites très attention à ne pas confondre le « F » pour un « S » ou le « M » pour un « N » lorsque vous codifié les concepts, même chose avec la combinaison B/D/P/T. Aussi, vaut mieux qu’un animateur anglais n’utilise pas la lettre « Q » lorsqu’il est au Québec, je vous laisse trouver le pourquoi…
Surtout, ne vous gênez pas pour commenter le langage corporel avec des phrases telles que « pourquoi est-ce que je vous vois hocher la tête devant ce concept? » ou « Wow, je n’ai jamais vu autant de sourire devant une publicité! »
Après les groupes
Passez un peu de temps seul avec l’autre animateur. Un rapide compte rendu peut éviter beaucoup de problèmes. Ce peut être un exercice très enrichissant puisque vous vous assurez que tous les commentaires importants sont bien traduits et communiqués.
Le Phénomène du Boxing day au Canada
Parmi les traditions qui différencient le Canada de ses voisins du sud se trouve le Boxing day qui incite, le 26 décembre, les amateurs de magasinage à affronter le froid et à faire le pied de grue devant des magasins, en attente de l’ouverture des portes menant aux super escomptes sur les immenses écrans plats, les consoles de jeux video, les DVDs, les vêtements.
Il semblerait que cette habitude se soit développée en Angleterre où les riches distribuaient les restes des festivités de Noël aux serviteurs et aux esclaves dans des boîtes en reconnaissance de leur aide. Le nom Boxing est resté même si le geste a évolué vers une forme moderne de magasinage en folie.
Le phénomène du Boxing day est assez récent au Canada, tout comme bien d’autres aspects du magasinage qui a évolué depuis quelques décennies. Par exemple, au Québec, ce n’est que depuis une quinzaine d’années que les magasins ont le droit d’ouvrir le 26 décembre et, même alors, ils doivent attendre à 13h. Dans l’ensemble du Canada, quelques municipalités ne permettent pas les ventes du Boxing day.
Avec la majorité des Canadiens qui profitent des ventes du Boxing day, non seulement la coutume s’est-elle étendue à la SEMAINE du Boxing, des magasins DEVANCENT Noël avec des ventes de Boxing day AVANT Noël. Et la folie progresse.
La différence entre notre Boxing day et le Black friday américain est que ce dernier se situe AU DÉBUT de la saison du magasinage des fêtes tandis que chez nous, c’est à la FIN. Les deux folies de magasinages accouplées «emboîtent» bien le phénomène.
Le clip ci-joint tiré de Youtube vous donnera une idée de la folie canadienne du Boxing day. Remarquez les débordements de foule mais qui demeurent très ordonnés et patients, les gens prenant leur place dans la ligne tout en disant probablement «pardon», «excusez-moi».
Sugar Sammy et les deux solitudes
L’humoriste montréalais, Sugar Sammy, qui a été à l’école française, a appris l’anglais dans les rues et à été élevé en Hindi et Punjabi à la maison, présente un nouveau spectacle bilingue à propos des différences culturelles entre les francophones et anglophones de Montréal.
Dans son spectacle, il passe facilement d’une langue à l’autre et dévoile ce qu’est Montréal pour lui. S’Il a performé en anglais, en français, en punjabi et en hindi, il n’a jamais épargné une culture et n’a jamais été non plus vraiment politiquement correct.
Puisque nous nous spécialisons dans les deux solitudes canadiennes, nous aimons l’idée d’un « hit show » (espérons-le) qui rapproche les deux cultures de façon populaire. Le Québec est très différent du reste du Canada et il n’y a pas de meilleur moyen pour le démontrer que l’humour. J’ai très hâte de voir le spectacle!
Est-ce que les Québécois aiment la famille royale?
Il y a quelques semaines, le couple princier a visité, entre autres, les villes de Montréal et de Québec. Le prince William ainsi que la princesse Catherine ont rendu fébrile plusieurs fans et ont aussi soulevé quelques contestations. Mais lorsqu’il est question d’une personnalité publique, que l’on en dise du bien ou encore du mal l’important c’est que l’on en parle, n’est-ce pas?
Bien entendu, la première chose qui devrait être mentionnée est bien sûre l’habillement de Kate le jour de la fête du Canada. On aurait dit qu’elle s’était amusée à faire du «scrapbooking» sur son chapeau!
Le Duc et la Duchesse de Cambridge ont sans doute reçu quelques indications au sujet des deux solitudes et lors de leur visite entre Ottawa et Montréal ils ont pu constater par eux-mêmes l’ampleur du fossé qu’il existe entre le français et l’anglais. En raison des manifestations et des menaces potentielles, leur visite dans la région de Montréal se limitait à quelques brefs arrêts. Il y avait tout de même une majorité de gens qui étaient venus pour les accueillir pacifiquement. Parmi eux, Zoë Small, 8 ans, jeune supporter de la Duchesse de Cambridge. Elle portait fièrement une tiare s’agençant à sa robe préférée, spécialement portée pour la visite des jeunes mariés.
Brigitte Lefebvre, une souverainiste venue voir le couple princier « parce qu’ils sont célèbres et adorables» avait une forte opinion concernant les protestataires. «Ces personnes projettent une image grossière et arriérée des Québécois. Nous devrions être de meilleurs hôtes.» Les Québécois, en général, ne sont pas en faveur de la monarchie. Ce fait est d’autant plus notable lorsqu’on compare le Québec aux autres provinces. Pour ce qui est des francophones seulement 10% sont en faveur de la monarchie. Dans l’ensemble, seulement 17% des Québécois ont une opinion positive de la monarchie comparativement à 40% dans le reste du Canada.
Étrangement, la visite du couple, dans la capitale de la province québécoise, a été bien mieux reçue qu’à Montréal. Peut-être était-ce dû au fait que la ville de Québec pouvait enfin loger un prince et une princesse dans son château! Ou encore était-ce dû à une présence policière accrue dans le but de repousser les protestataires.
En d’autres mots, les Canadiens et Québécois anglais semblent avoir une opinion plus positive à l’égard de la monarchie, fait attribuable, en partie, à des raisons historiques. Malgré les divisions linguistiques, presque tout le monde aiment Will et Kate parce qu’ils semblent être un couple gentil. Qui sait, peut-être que la jeunesse prendra exemple sur ce duo princier.
Les élections fédérales 2011 canadiennes suivent la tendance des médias sociaux
Tous les candidats des élections Fédérales de cette année utilisent les réseaux sociaux dans leur campagne. Vous pouvez donc suivre les chefs de parti sur Twitter et leur site web sont tapissés de boutons afin de pouvoir partager leurs réseaux sociaux et leurs vidéos affichées sur YouTube.
Quelque-uns des partis ont même leur propre applications Iphone afin qu’en tout temps vous puissiez tout savoir sur leur déplacement.
Durant les débats, Twitter s’est enflammé de commentaires, parfois humoristiques et parfois vifs d’esprit. À l’ère du cynisme où le visionnement télévisuel se trouve fragmenté, nous assistons peut être au retour de l’engagement politique et à la fierté longtemps perdue de voter, et ce, en plus grand nombre. Il se peut que le nombre d’électeurs à voter le 2 mai prochain ne soit pas si impressionnant, mais les fondations s’installent pour les futures élections. (En espérant que ça ne soit pas l’an prochain!)
Une étude récente fait par Ipsos-Reid rapporte des faits intéressants. 21% des canadiens utilisent, au moins une fois par semaine, des sites internet de types réseaux sociaux afin de recueillir des informations concernant la politique. Bien que, dans l’ensemble, le pourcentage des électeurs engagés qui utilisent les médias sociaux utilisés est bas (6%) on y découvre des tendances intéressantes. Premièrement, les jeunes sont plus enclins à utiliser les médias sociaux et les sites internet contenant de l’information, mais ce sont les personnes d’âge moyen et plus âgées qui sont de loin les plus engagés à visiter le site quotidiennement une fois qu’ils en comprennent le fonctionnement. De plus, facebook a été utilisé (15%) presque deux fois plus souvent que le site de la CBC (8%). On note aussi que les utilisateurs de médias sociaux ont tendance à avoir une vision politique légèrement plus de gauche.
Autre aspect utile des médias sociaux sur différents site web politique est qu’ils cultivent et encouragent l’engagement de l’électeur, même au-delà de l’élection. Les sites internet peuvent garder le momentum jusqu’aux prochaines élections, car le web ne dort jamais. 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année, les messages des différents partis peuvent être partagés avec les électeurs engagés. L’ampleur de l’implication des médias sociaux ne sera peut-être pas mesurable lors des prochaines élections, mais aidera certainement à façonner les élections du futur.
Élections Canada a émit une mise en garde contre les médias sociaux concernant l’affichage des résultats de l’élection sur ces nouveaux moyens de communications à l’effet qu’ils seraient peut-être affiché trop tôt. Est-ce que les prochaines élections seront ‘’Twittées’’?
Sur une note plus humoristique, il semble que la photo de finissant de Stephen Harper est sur le point de devenir virale sur le web grâce à ce site. On peut y voir une superbe photo de Michael Ignatieff ainsi que plusieurs clichés vintage. Allez voir par vous-même.
Lequel des parti utilise le mieux les médias sociaux afin d’aider leur campagne actuelle et de préparer leurs campagnes futures?
La semaine prochaine je commenterai plus en profondeur l’utilisation des médias sociaux de chacun des Partis fédéraux.
Vendredi, Vendredi?
Devinez quel jour nous sommes aujourd’hui? Je vous donne un indice… yesterday was Thursday, Thursday, today is Friday, Friday. (we we we so excited!)
Si vous ne faites pas encore parti des 47 millions de personnes (jusqu’à maintenant…) à avoir regardé cette vidéo dans les deux dernières semaines, Rebecca Black est devenue la dernière sensation Web grâce à un clip pour adolescents et à une chanson pop aux paroles vides.
Pourquoi? Qu’est-il arrivé?
La théorie qui se promène dans nos bureaux est que l’effet d’entraînement a démarré avec quelques tweets de personnes influentes. Lors du conférence SXSW et avec le technorati, la vidéo Friday a été affichée et tweetée plusieurs fois sous prétexte qu’elle est tellement horrible que c’en est bon. Ceux qui étaient présents aux conférences l’ont partagé à leur tour en affirmant que tout le monde devait voir le clip. Avec l’effet de masse, la vidéo s’est propagée sur les réseaux sociaux, et en très peu de temps, la jeune Américaine est devenu une star sur Internet. (Oui, chez Sylvestre Marketing, nous sommes fans des livres de Malcolm Gladwell)
Nous avons déjà entendu des chansons et vu des vidéos bien pires, même que l’air de Friday est plutôt accrocheur… Mais le phénomène est fascinant parce qu’il démontre bien à quel point nous sommes tous connectés et nous nous sentons tous membre du club » C’est la pire chanson à vie! « , qui a été créé par un petit groupe de personnes influentes, que plein d’autres gens ont rejoint rapidement via Twitter, Youtube et plusieurs autres réseaux sociaux.
Pendant que Rebecca fait fureur sur Internet et escalade le palmarès iTunes, je préfère quand même la reprise perturbante de Friday qu’a fait Matt Mulholland. Regarder le lien, avec un tour de force émotionnel, il donne une version plutôt différente…
Matt chante les mêmes paroles, mais d’une façon différente et ça change complètement le sens. Obsédant, troublant et magnifique! La façon dont on s’exprime est souvent aussi importante que les mots que l’on utilise. Alors faites bien attention à la façon dont vous dites les choses si vous voulez que votre message reste clair.
Wow, tant de leçons de marketing données par une chanson pop pour adolescents …
Bon, désolé, mais je dois aller regarder cette vidéo encore une fois. (Friday, Friday…)
Voulez vous douchez avec moi?
Une étude effectuée sur les attitudes de consommation d’eau des Canadiens montre plusieurs différences intéressantes entre le Québec et le Canada. Les Québécois sont en effet beaucoup moins enclins (65%) à utiliser leur toilette comme une poubelle afin de se débarrasser de mégots de cigarettes, d’insectes ou de nourriture par exemple. Par contre, nos concitoyens Albertins eux se disent enclins à 85% à utiliser leur toilette comme une corbeille à déchets.
Une différence encore plus surprenante est que les Québécois aiment davantage se doucher avec un «ami» que le reste des Canadiens. On parle d’«ami», mais cela peut aussi bien être quelqu’un de spécial (!). Et attention, cette pratique aurait pour seul but de préserver l’eau pour la planète et les générations futures. 43% des Québécois admettent se doucher avec une tierce personne en comparaison avec seulement 34% pour le reste du Canada.
Le rapport démontre aussi que 7 Canadiens sur 10 sous estiment la quantité d’eau qu’ils utilisent chaque année. Environnement Canada estime que chaque Canadien utilise approximativement 329 litres d’eau potable par jour, ce qui est presque le double de la moyenne européenne.

Alors, la prochaine fois, pourquoi ne pas y penser deux fois plutôt qu’une lorsque vous aurez envie, par une belle journée ensoleillée d’été, de faire pousser votre asphalte en l’arrosant avec votre boyau d’arrosage.
Vous pouvez même utiliser une de ces donnés statistiques comme argument pour inviter un/une «ami(e)» à venir prendre une douche avec vous! C’est un fait, ça économise l’eau!





